Ce que nous avons aimé au KATULU? de septembre 2026
Voici les livres présentés par les participantes au KATULU? du 26 septembre 2026 !
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Le Souffle de la forêt, sur les traces de Simona Kossak, de Simonetta Greggio (présenté par Dominique) R GRE
Biographie romancée d’une scientifique polonaise, ce livre retrace la vie de Simona Kossak, née en 1943 dans une famille (assez particulière) de la haute-bourgeoisie de Cracovie. Simona, qui a toujours vécue entourée d’animaux, se consacre à des études de biologie et de zoopsychologie. En décalage complet avec ses collègues pour qui les animaux ne sont rien de plus que de la matière, étudie et se bat pour le vivant. Installée dans une cabane forestière dépourvue de confort moderne dans une des dernières forêts primaires d’Europe, elle consacre sa vie à la recherche et aux droits des animaux, sans que cela passe par des publications, c’est sa vie qui tient lieu de manifeste. Le texte est parfois un peu décousu car il mêle à la narration des extraits de témoignages et d’interviews de proches de Simona, mais la personnalité de cette femme et son histoire sont aussi fascinants que déconcertants. Elle est décédée en 2007, et bien que très décriée par ses collègues de son vivant, elle a contribué grandement à l’éthologie (science du comportement (psychologique) animal).
La Crue, de Catherine Diament et Clémence Thioly (présenté par Audrey) R DIA
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Le titre du roman plante le décor : nous sommes à Paris, en 1910, et la ville va être submergée pendant plusieurs semaines par la crue du siècle. Avant l’événement, nous faisons la connaissance au fil des pages de plusieurs personnages, et en particulier 4 figures féminines sur qui le récit va se centrer : une jeune fille des beaux quartiers qui brave les conventions sociales pour étudier la météorologie, une apprentie-comédienne qui en attendant la gloire vit de ses charmes dans sa chambre sous les toits, la fille de la concierge qui travaille au traitement des eaux usées et tente d’échapper à l’emprise d’un mari violent, et une comédienne anglaise qui arrive dans la capitale pour jouer à la Comédie-Française (tout en cherchant à retrouver la trace de son père). Les fils de ces quatre histoires vont finir par se rejoindre, mais au-delà de l’aspect romanesque, c’est l’histoire documentée de cet événement historique qui retient l’attention tout au long du livre.
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Le Souffle des rêves, de Clarisse Sabard (présenté par Edith)
A New-York en 1987, Abigail est chroniqueuse musicale mais supporte de plus en plus mal la pression que sa belle-famille fait peser sur elle depuis qu’elle tente d’avoir un enfant. Pour fuir cette pression, elle décide de partir en Irlande pour essayer de renouer avec sa mère, qui ne l’a jamais élevée et est repartie en Irlande depuis des années. Arrivée à Cork, elle se voit remettre des documents que sa grand-mère (qui l’a élevée) a laissé pour elle : des photos et des cassettes, où elle raconte la vie mouvementée qui fut la sienne depuis qu’en 1910 elle embarqua comme tant d’autres Irlandais sur un bateau à destination de l’Amérique. Abigail va se plonger dans cette histoire qui ne lui épargnera pas les conditions de vie difficiles, voire sordides, qui attendaient les émigrants à New-York, les gangs, la Prohibition … Un roman très intéressant sur une période historique peu connue en France.
Nous n’avons pas ce titre en rayon mais vous pourrez retrouver les « Lettres de Rose » du même auteur ainsi que le premier tome de sa nouvelle saga « Le secret des agapanthes ».
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Le Chien des Boches, de Claude Quétel (présenté par Edith) TEM QUE
Dans ce roman, l’historien Claude Quétel raconte son enfance dans la Normandie de l’après-guerre, celle des campagnes dévastées et pauvres, où les enfants étaient livrés à eux-mêmes d’une façon impensable de nos jours. D’une écriture vive et nostalgique, ce livre fait revivre ces années d’enfance libres à défaut de protégées, dans un texte à la fois drôle et cruel.
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La Guérisseuse de Catane, de Simona Lo Iacono (présenté par Laure), R LOI
Ce livre, écrit par une magistrate, raconte l’histoire passionnante d’une femme du XIVème siècle en Sicile, et il est basé sur une histoire vraie. La jeune femme dont il est question est fille d’un médecin qui soignait tout le monde sans distinction, en employant ses connaissances des plantes et en élaborant ses propres remèdes, n’hésitant pas à expérimenter. Depuis toute petite, elle a appris par l’exemple à son contact, mais elle va être poursuivie (judiciairement) toute sa vie pour ses connaissances et sa pratique, car elle est une femme … A côté de ces problématiques, le roman montre aussi la façon dont les laissés-pour-compte du système essaient de faire société dans les marges, en recréant une vie en communauté, des jardins partagés, etc. Une lecture étonnante et très intéressante, même si la traduction manque parfois un peu de fluidité.
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Ma Vie pour la tienne, de Jodi Picoult (présenté par Laure), R PIC
Ce livre raconte l’histoire d’une famille, et surtout d’une fratrie de trois : Jesse, Kate et Anna. Une fratrie que l’aîné résume ainsi : « Nous avons tous des rôles bien définis. Kate joue la Martyre. Moi, je suis la Cause Perdue. Et toi tu es le Soldat de la Paix. » Anna, la narratrice de cette histoire, la benjamine, est un « bébé-médicament ». Elle a été conçue spécialement pour pouvoir être donneuse compatible avec sa grande sœur, atteinte d’une leucémie. Mais jusqu’où est-elle prête à se sacrifier pour sa sœur ? Et comment l’adolescente pourra-t-elle revendiquer sa liberté au péril de la vie de sa sœur ?
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Intérieur nuit, de Nicolas Demorand (présenté par correspondance par Marie-Claude), 616.89 DEM
Nicolas Demorand, journaliste à France Inter, parle de sa maladie mentale : la bipolarité, qui se caractérise par une alternance d’épisodes maniaques et de phases (plus longues pour lui) dépressives. Il décrit précisément et sans détours la façon dont elle se manifeste pour lui, l’isolement dans lequel cela le plonge, l’envie parfois d’en finir, l’errance thérapeutique subie (avant qu’un diagnostic ne soit posé par un psychiatre hospitalier), la honte et la peur d’avouer sa maladie. Ce livre écrit simplement bouscule, et j’en retiens : le courage d’un tel témoignage de la part d’une personnalité publique, l’avancée thérapeutique avec la pose du diagnostic très tardif mais aussi la difficulté de nouer une relation de confiance et humaine entre le médecin et le malade (nécessaire pour ajuster des traitements lourds face à des symptômes qui font peur), le besoin d’un regard déculpabilisant de l’entourage et de la société sur cette maladie et ceux qui en souffrent (comme dans la dépression, il ne sert à rien de faire des injonctions telles que « tu devrais te bouger, etc ») et enfin la possibilité et la nécessité de se raccrocher au réel (travail, entourage …) dans les périodes de répit.
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Le Gardien du camphrier, de Keigo Higashino (présenté par Marianne) R HIG
Ce roman tourne autour du personnage de Reito Naoi, une jeune homme quasiment sans famille (il n’a plus que sa grand-mère) qui n’a pas fait d’études et ne peut compter que sur lui. Mis à la porte de son dernier emploi de façon brutale, il se fait arrêter par la police alors qu’il tente de dérober une pièce électronique, à titre de « dédommagement ». Alors qu’il se résigne à la perspective de la prison, un avocat lui propose un marché : obtenir sa libération en échange de sa promesse d’accomplir une mission … Devenu gardien d’une sorte de sanctuaire peu fréquenté, il apprend petit à petit à connaître la personne qui lui a confié cette mission, ainsi que les personnes qui visitent le sanctuaire pour y accomplir de mystérieux rituels auprès de l’imposant camphrier qui le jouxte. Par petites touches, et avec un sens de la retenue et du détail tout japonais, l’auteur articule son intrigue autour de la filiation, de la transmission et de la mémoire, et l’on se prend d’intérêt pour ce mystérieux camphrier et les différents personnages qui gravitent autour.
L’auteur est décédé en juillet 2026, mais laisse de nombreux romans qui ne sont pas encore traduits en français (il est plutôt connu en France pour ses romans policiers).
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Au prochain arrêt, de Hiro Arikawa (présenté par Marianne)
Ce court roman se présente presque comme une succession de nouvelles, qui mettent en scène un ou plusieurs personnages, et le fil qui relie entre elles ces histoires est … une ligne de chemin de fer de la région de Kobe-Osaka. Au passage des différents arrêts, et donc avec des voyageurs qui montent et qui descendent du train, nous allons croiser des personnages à un moment-clé de leur vie : fin ou début d’une relation amoureuse, changement de cap. Ces personnages s’interrogent et doutent, et parfois une conversation ou une scène qui se déroule sous leurs yeux ou à portée de leurs oreilles va les aider à comprendre leurs propres sentiments et à progresser dans leur histoire. Toutes ne sont pas anodines et l’on passe ainsi du début d’une jolie histoire d’amour à la vengeance d’une femme bafouée ou à une relation toxique subie par une autre. L’autrice avait connu le succès en France avec la traduction de son premier roman : Les Mémoires d’un chat (que vous pouvez retrouver dans nos rayons).
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Le Retour des hirondelles, de Jacques Mazeau (présenté par Sara) R MAZ
Dans ce court roman dont l’action se situe dans une petite ville de Bourgogne pendant la seconde Guerre Mondiale, l’héroïne, Emma, tient un café où se pratiquent aussi des transactions moins légales, et elle bénéficie pour un temps de l’indulgence des Allemands. Mais elle devra faire un choix, car ses enfants, d’origine juive par leur père, risquent la déportation, et elle aussi. Tout un petit monde qui se trouve pris dans les soubresauts de la guerre, de la collaboration et de la Résistance. Un roman qui se lit d’une traite.
Nous vous donnons rendez-vous pour le prochain KATULU :
le samedi 28 novembre à 10h !

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